Les journées de Laragne à Gap " lien de vie, lieu de soins"

Je suis jeune DE, je suis bien contente d’avoir vue et entendue l’un des pères de la psychothérapie institutionnelle, Mr Oury. Malgré son âge avancé, il ne perd rien de sa révolte et de ses idéaux. C’est un bel espoir qu’il est important de continuer à diffuser, à faire connaître à tout le monde. C’est faire savoir que ça existe encore. Pour moi c’est un outil, une dynamique où chacun à sa place. C’est donner de l’utilité et de la valeur à un individu connu le plus souvent sous l’étiquette « psychotique ». Le congrès a mis en avant un large panel de possibilité de continuité de soin et de vie : des familles d’accueil dont le témoignage était très émouvant, un atelier thérapeutique extra muros et dans la ville proposant de la menuiserie et de la reliure, des familles gouvernantes, On sent le désir de désinstitutionnaliser les patients. Plusieurs intervenants ont exposé le rôle et la valeur de la famille dans la prise en charge et un travail de complémentarité avec les équipes soignantes au centre de celle-ci. Un bémol est à noter en ce qui concerne la prise de parole de l’ensemble de l’auditoire. La parole était monopolisée surtout par les psychiatres ou remise à plus tard par fermeture de la séance ! A noter la présence d’usager, de patients, de familles, chose dont je n’avais pas l’habitude en tant que soignante mais qui me paraît indispensable en l’ayant vécu. Je sens des regrets dans les discours concernant l’avènement de la bureaucratie et le démantèlement du soin en tant que tel, peu de solutions apportées ou débattues. C’est dommage car c’est un débat de fond qui a fait bouillir plus d’un dans la salle ! Le décalage est là , flagrant entre ce que l’on vit, nous travaillant en institutions , et les théories des psychothérapeutes institutionnels présents. Claire Perrin, infirmière à Montperrin

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