Méthodologie de l'Igas

Méthodologie

 

 En introduction, les rapporteurs détaillent leur méthodologie. Elles ont rassemblé les rapports effectués par l’Igas et les Ars sur ce thème. Nous avons vu ce qu’il convenait d’en penser.

Elles ont réuni une abondante littérature nationale et internationale sur le sujet. Il est noté que la mission a été grandement aidée par le colloque que la haute autorité de santé (HAS) a organisé le 10 décembre 2010 sur la dangerosité psychiatrique et l’important travail de bibliographie et d’expertise mené à cette occasion. Pour s’en convaincre, il suffit de noter qu’aucun des deux ouvrages sur l’isolement (celui de Jérôme Pallazolo et le mien) n’est cité. Les revues de soins (Santé Mentale, Soins psychiatrie) qui ont consacré un dossier à ce sujet n’apparaissent pas non plus. La seule référence à l’isolement est l’audit clinique réalisé par l’Andem, ancêtre de l’Has. Nous pourrions prendre des dizaines d’exemples pour illustrer le sérieux de cette recherche bibliographique. Il n’est, certes, dit nulle part qu’elle est exhaustive.

Les rapporteurs ont rencontré différents experts nationaux de ces sujets, les fédérations de parents de malades mentaux ou de malades mentaux eux-mêmes, les fédérations hospitalières et les représentants des directeurs ou des CME ainsi que la mission d’appui en santé mentale. C’est très bien mais où sont les infirmiers ? L’ordre des infirmiers, qui est ce qu’il est, a-t-il été auditionné ? Les associations de soignants spécialisés en psychiatrie ont-elles été auditionnées ? Non. Les infirmiers sont moins experts que les familles de patients et que les patients eux-mêmes. Quand nous lirons des propositions qui engagent les infirmiers, nous saurons nous en souvenir et accorderons à ces propositions la valeur qu’elles méritent. Quand le rapport énoncera l’importance des masters, de la formation des infirmiers, nous saurons que ce n’est valable que sur le papier puisque ceux qui ont déjà des masters, ceux qui écrivent la clinique n’existent pas pour l’Igas. A moins que leur expertise de terrain n’ait aucune valeur.

Consultons la liste des personnes consultées (annexe 1) : des membres de la direction générale de l’organisation des soins (2), des membres de la direction générale de la santé (6), Mme Guerrieri de l’Observatoire National des Violences en milieu Hospitalier, 10 membres de l’Igas, 3 représentants du ministère de l’intérieur, 2 représentants du ministère de la justice, 4 représentants du médiateur de la République, 3 de la défenseure des enfants, 3 du contrôleur général des lieux de privation de liberté, 4 de la Has, 4 de la mission d’appui en santé mentale, 4 de l’ATIH, 2 de l’agence régionale de santé d’Ile de France, 15 représentants du Centre Hospitalier Henri Laborit (on compte deux cadres supérieurs de santé), 10 représentants de Ste Anne (Ste Anne étant un établissement qui se tient, on ne compte aucun soignant –même cadre supérieur de santé auditionné), 18 pour l’EPSM Lille Métropole (et 2 cadres supérieur de santé, et 3 cadres de santé), 3 représentants de Paul Guiraud Villejuif. Je ne vais pas citer toutes les personnes auditionnées, il suffit de savoir que pas un infirmier clinicien présent sur le terrain n’a été auditionné par les rapporteurs. Les 39 peuvent reconnaître ce rapport, la hiérarchie a été respectée.

Les rapporteurs ont visité des établissements qui sont censés avoir accompli des efforts particuliers pour respecter tout à la fois la dignité et le confort des personnes, la liberté des malades hospitalisés avec leur consentement et la sécurité de tous, afin de s’inspirer de leurs expériences. Quand j’écris ça, je fais très attention à ne pas ricaner.  

Le rapport est divisé en quatre chapitres :

-         Le premier retrace les situations mettant en cause la sécurité des personnes au sein du dispositif de santé mentale telles qu’elles ont pu être constatées par l’Igas, les Ars ou l’ONVH (qui est basé sur du déclaratif et n’a aucun moyen de connaître le contexte des incidents violents –pour s’en convaincre il suffit de lire ses rapports annuels) ;

-         Le deuxième chapitre s’attache aux aspects individuels et collectifs qui peuvent faciliter ou provoquer des drames ;

-         Le troisième s’intéresse aux facteurs systémiques (architecture, organisation des services, fonctionnement, moyens, procédures) retrouvés dans la plupart des affaires qui –lorsqu’ils ne sont pas adéquats- favorisent la survenue des accidents ;

-         Le quatrième chapitre formule des propositions.

 

Nous sommes maintenent prêts à entrer dans le rapport.

 

 

D. Friard

Commentaires (1)

1. womenshi 20/02/2012

Good post….thanks for sharing.. very useful for me i will bookmark this for my future needed. thanks for a great source..rolex submariner replica

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site