Erreur sur la personne

Erreur sur la personne

 

Accompagné par son père, un malade était arrivé là dans le dortoir.

Le Chef sort de son bureau, par la porte intérieure et s'adresse à l'infirmier :

"Qu'est-ce que vous attendez pour désabiller et coucher ce monsieur ?" désignant le plus âgé.

L'infirmier :

"Déshabillez-vous ! Couchez-vous !"

Il fait un paquet des vêtements et les porte au bureau pour l'inventaire, et dit à son Chef :

"Mais, Monsieur, c'est le père du malade que vous m'avez dit de coucher !

- Vous ne pouviez pas le dire tout de suite

- J'ai bien essayé, mais vous ne vouliez rien entendre."

Là-dessus, le Chef doit aller présenter des excuses et les choses rentrent dans l'ordre.

 

Une minuscule petite anecdote qui montre qu'en ce temps-là, on respectait la hiérarchie jusqu'à l'absurde. L'usage des majuscules (pour le "c" de "Chef") montre bien où se situent les pouvoirs à Esquirol. Il est permis d'en sourire, mais dans quelle mesure ne faisons-nous pas aussi la même chose aujourd'hui, si ce n'est avec nos cadres, avec ces protocoles qui commandent nos actions et qui ne peuvent, eux, s'excuser auprès de la personne confrontée à un abus de pouvoir.    

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